Fier d’aimer ainsi.

Catégories : Homme soumis, Femdom Domination féminine
il y a 4 heures

« Cocu ou pas cocu ? » Il y a des mots que je n’ai jamais vraiment aimés. « Cocu » en fait partie. Pour moi, ce mot évoquait la trahison, le mensonge, le fait d’être trompé sans le savoir. Or, ce n’était absolument pas ce que j’avais vécu. J’avais vécu une véritable relation D/s, dans laquelle Maîtresse avait également son amant attitré. Je le savais, je l’avais accepté et cela faisait partie de notre façon de vivre. Il n’y avait ni mensonge, ni découverte douloureuse, ni double vie cachée. Notre D/s était présente au quotidien. Nous avions une vie de couple tout à fait ordinaire, avec nos habitudes, nos courses, nos loisirs, nos obligations et nos moments de complicité. Simplement, notre relation avait ses propres règles et chacun y avait sa place. Je connaissais la mienne et je savais que son amant avait la sienne. Je ne le voyais pas comme quelqu’un qui venait me remplacer. Il n’y avait pas de compétition. Je pouvais parfois ressentir du manque ou une pointe de jalousie, bien sûr, mais cela ne remettait pas en cause ce que nous avions choisi de vivre. Accepter que Ma Maîtresse ait son amant, c’était aussi accepter sa liberté. Pour moi, la soumission n’était pas une perte de volonté, mais un choix conscient : celui d’accepter une place qui me correspondait et de l’assumer pleinement. Et cette place se retrouvait surtout dans les petites choses du quotidien. J’étais fier de préparer ses tenues, de repasser ses vêtements, de préparer ses affaires et parfois même de l’habiller. J’aimais vérifier que tout était prêt avant qu’Elle parte, penser à ce dont Elle pourrait avoir besoin et lui faciliter la vie. Parfois, Elle me disait simplement : « Mon cœur, prépare moi ceci ou cela. » Et cela me rendait heureux. Il n’y avait pas besoin de mise en scène. C’était devenu naturel entre nous. J’aimais savoir qu’Elle pouvait compter sur moi. Je me souviens notamment d’une robe que je lui avais offerte et qu’Elle avait portée pour aller retrouver son amant. Pour quelqu’un d’extérieur, ce n’était peut-être qu’une robe. Pour moi, c’était différent. J’avais pris plaisir à la choisir, à la lui offrir, puis à La voir la porter pour une soirée qui, cette fois, n’était pas la nôtre. Il m’arrivait aussi de La conduire lorsqu’Elle devait le retrouver. Je la préparais, je l’accompagnais, je la conduisais jusqu’à l’endroit où Elle avait rendez-vous, puis je rentrais seul à la maison. Parfois, j’attendais simplement son retour derrière la porte. Il arrivait aussi que son amant vienne chez nous. C’était probablement l’une des situations les plus particulières à vivre, parce que cela se passait dans notre propre maison, dans notre quotidien, dans cet endroit que nous partagions. Mais là encore, rien n’était caché. Je savais qu’il venait. Je savais quelle était sa place auprès d’Elle et je savais quelle était la mienne. Il pouvait entrer dans notre maison pendant que j’étais là. Je pouvais le croiser, lui dire bonjour, puis rester en retrait et vaquer à mes occupations. Il n’y avait pas cette sensation d’un secret ou de quelque chose que l’on chercherait à me dissimuler. C’était simplement une réalité de notre vie. Évidemment, cela pouvait parfois être déstabilisant. Je ne vais pas prétendre que je ne ressentais rien. Voir son amant entrer chez nous, dans notre espace commun, pouvait provoquer un petit pincement au cœur. Mais je savais ce que j’avais choisi. Je n’avais pas découvert un jour qu’Elle avait quelqu’un d’autre. Je le savais depuis le début et j’avais accepté cette place. Je pouvais donc parfois rester dans une autre pièce, m’occuper de mes affaires ou simplement me mettre en retrait. Ce n’était pas une punition. C’était une manière de respecter leur moment tout en restant dans la dynamique que nous avions choisie. Et lorsque son amant repartait, notre vie reprenait simplement son cours. C’est aussi cela qui me faisait comprendre que notre D/s n’était pas un simple jeu ou une succession de scénarios. Cela faisait réellement partie de notre quotidien. Parfois aussi, les choses ne se passaient pas comme prévu. Je pouvais avoir préparé une soirée surprise, prévu de l’inviter au restaurant, imaginé notre soirée ensemble… puis, au dernier moment, Elle décidait de rejoindre son amant. La soirée que j’avais préparée disparaissait alors simplement de mon programme. Il m’est également arrivé de rester à la maison avec une liste de choses à faire longue comme le bras pendant qu’Elle partait avec lui pour un long week-end. Vu de l’extérieur, certains auraient probablement trouvé cela difficile à comprendre. Moi aussi, je pouvais ressentir un petit pincement au cœur. Je ne vais pas prétendre que tout m’était toujours facile. Mais je savais ce que j’avais choisi et j’acceptais que ses envies puissent parfois passer avant les miennes. Je pouvais La regarder partir, puis rentrer à la maison et m’occuper de ce qu’Elle m’avait laissé à faire. Et quelque part, j’étais heureux de savoir que j’avais contribué, à ma manière, à son départ et à son confort. C’est probablement ce qui me touchait le plus dans cette manière de vivre : ces situations qui pouvaient sembler étranges, voire humiliantes vues de l’extérieur, avaient pour moi une tout autre signification. Préparer ses vêtements, l’habiller, lui offrir une robe qu’Elle porterait ensuite pour retrouver son amant, la conduire, préparer ses affaires, l’accueillir à son retour, rester à la maison pendant qu’Elle partait plusieurs jours ou accepter que son amant vienne chez nous… tout cela faisait partie de la place que j’avais choisie. Et j’en étais fier. Pas parce que je me considérais comme inférieur, mais parce que c’était ma façon de l’aimer. Notre 24/7 n’avait d’ailleurs rien de spectaculaire. Nous travaillions, faisions les courses, mangions ensemble, avions nos obligations et nos journées parfaitement ordinaires. Mais notre D/s était toujours présente dans nos habitudes, notre façon de nous parler et dans ces petits gestes devenus naturels. C’est justement cette simplicité qui la rendait réelle à mes yeux. Alors, lorsque je repense à cette période, je ne me considère toujours pas comme « cocu ». Un homme trompé découvre généralement la vérité après coup. Moi, je savais. J’avais choisi cette relation en connaissance de cause et j’en acceptais les règles. Il pouvait y avoir du manque, de la jalousie ou parfois un petit pincement au cœur, mais il y avait surtout de la confiance et la conscience d’avoir choisi cette vie. Avec le recul, je retiens surtout une chose : j’avais trouvé une manière d’aimer qui correspondait à ce que nous étions. Je pouvais être profondément amoureux d’Elle, accepter sa liberté et trouver de la fierté dans mon dévouement. Je ne suis donc pas fier d’avoir « accepté d’être cocu ». Je suis fier d’avoir aimé ainsi. Fier de La préparer. Fier de prendre soin d’Elle. Fier aussi d’avoir su accepter que certains de mes projets passent après les siens. Parce qu’au fond, c’était cela ma soumission : avoir choisi cette place, l’assumer et trouver du sens dans le fait de La servir, de respecter sa liberté et de prendre soin d’Elle. Et parfois, tout cela tenait simplement dans quelques mots : « Mon cœur, prépare moi ceci. » Et je savais exactement pourquoi cela me rendait heureux. Je n’étais pas fier de subir. J’étais fier d’aimer ainsi.

Je suit ton raisonnement sur quoi être cocu, si les deux parties sont au courant et qu'ils n'y aucuns mensonge. Ce n'est pas être cocu.
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